D
epuis sa construction et jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale, l'abbaye a souffert des affres du
temps et de la folie de l'homme.

En partie détruite par un incendie déclaré dans le conduit de la cheminée du chauffoir en 1771, elle a été
restaurée en trois ans suivant les plans originaux de Nicolas Pierson.

La Révolution de 1789 ne l'a pas épargnée : vidée, morcelée, mise en vente,
elle restera à l'abandon pendant 25 ans.

Elle subit les désagréments des révolutions de 1830 et 1848 qui obligèrent
les religieux à suspendre leurs activités.

Pendant la guerre de 1870, elle fut réquisitionnée par le Ministère de la Guerre
qui la transforma en hôpital. Plus de 26 000 blessés français et allemands y
furent soignés.

La loi de Séparation entre l'Eglise et l'Etat votée en décembre 1905, fit entrer
dans le monastère les bataillons en garnison à Pont-à-Mousson. Les dégâts
furent plus importants qu'à la Révolution.

La première guerre mondiale obligea la gouvernement à déclarer la cité mussipontaine ville ouverte. La ville
se trouve alors entre le feu français et allemand.

L'abbaye a été endommagée par les combats : en 1915 un incendie se
déclare, l'église abbatiale est ébranlée ainsi que les beaux plafonds
baroques et les boiseries de sa fameuse bibliothèque.

La seconde guerre mondiale acheva les destructions de la première.

Pilonnée début septembre 1944 lors de la libération de la ville, elle est
totalement en ruines. Il ne reste plus que les façades et les rez-de-chaussée
ainsi que l'église. Les escaliers et la bibliothèque ont disparu.

Mais à l'image du phénix ornant la cheminée de son chauffoir et grâce aux
hommes, elle se relève plus belle à chaque fois.